Construction aéronautique, ferroviaire et navale

Les métiers et l'emploi dans la construction aéronautique, ferroviaire et navale

Date de publication : 1er juillet 2025

Travailler dans la construction aéronautique, ferroviaire et navale, c'est allier motivation pour les airs, le rail ou la mer et hautes qualifications techniques. C'est avoir des opportunités d'emploi, alimentées par les commandes du secteur. Tour d'horizon des métiers.

De la conception à la vente, toute une chaîne de métiers

Qu'il s'agisse de concevoir ou d'améliorer un train, un bateau, un avion ou un satellite, tout commence en recherche et en développement. Là, il s'agit d'effectuer des études, de dessiner les plans et de construire une maquette. Place aux aérodynamiciens, aux ingénieurs en matériaux, en automatisme, en mécanique, en développement logiciel, aux dessinateurs, aux techniciens en électronique... Vient ensuite le temps des tests et des homologations, qui fait intervenir des experts qualité, des techniciens ou des pilotes d'essais.

Une fois le prototype (premier exemplaire) validé, la fabrication en série peut débuter. Les pièces, sous-ensembles et systèmes sont fabriqués par des équipementiers, puis acheminés sur le site d'assemblage, avant la livraison finale aux clients. C'est là qu'entrent en jeu les ajusteurs-monteurs, les monteurs-câbleurs, les opérateurs sur machines à commande numérique, les techniciens et responsables méthodes et production...

Par la suite, lorsque les engins et équipements sont en service, les constructeurs en assurent les réparations et l'entretien, avec des techniciens et ingénieurs maintenance et support clients.

Aux différentes étapes interviennent des techniciens et ingénieurs qualité, logistique, achats et ventes. Leur rôle est notamment de garantir la conformité des produits et des procédures, d'assurer l'approvisionnement en pièces et matériaux et de vendre les produits finis ou les prestations.

L'emploi boosté par l'innovation, la décarbonation...

Près de 222 000 personnes travaillent dans l’industrie aéronautique et spatiale. Le secteur, qui a renoué avec la croissance, cherche à féminiser ses effectifs et à attirer les jeunes. Le Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) prévoit ainsi 25 000 embauches en 2025, dont plus de 6 000 alternants. Le marché de l'emploi devrait rester porteur, le secteur ayant plusieurs défis majeurs à relever d’ici 2035 : développer des technologies plus propres (avions à hydrogène, carburants durables), augmenter sa capacité de production face à la demande mondiale, renforcer sa souveraineté industrielle en relocalisant certaines activités et innover pour rester compétitif, notamment dans le numérique et l’intelligence artificielle. Sans oublier l’essor du "New Space", où les compétences sont recherchés pour développer des mini-fusées et des satellites dédiés à l’observation de la Terre, aux télécommunications et à la défense.

La filière de la construction ferroviaire, qui comprend constructeurs de matériel roulant, équipementiers, industriels de la voie et de l’infrastructure et spécialistes de la signalisation, compte pour sa part 200 000 salariés. Elle connaît également des défis : renforcer la souveraineté industrielle, accélérer la transition écologique, "numériser" le secteur et attirer de nouveaux talents. Cela passe notamment par la conception de TGV plus économes, la modernisation des infrastructures et la réalisation d’un nouveau système de signalisation. Pour mener ces chantiers et faire tourner la production, le secteur recrute aussi bien des personnels qualifiés (ingénieurs et cadres techniques) que des techniciens et opérateurs (en électronique, en numérique, en soudure…).

La construction navale représente près de de 56 100 emplois directs, selon le Gican (Groupement des industries de construction et activités navales). Ses carnets de commande sont, comme pour le marché mondial, bien remplis car il faut renouveler les flottes et appliquer les nouvelles réglementations. La filière est aussi boostée par l’essor de l’industrie 4.0 et le recours à des navires plus verts. Elle prévoit de recruter 30 000 personnes dans les 10 prochaines années. Les ouvriers et techniciens de niveau bac à bac + 3, indispensables à la conception, à la construction et à la maintenance des navires, sont particulièrement recherchés. 

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