Ma 1ʳᵉ année

BTS europlastics et composites

Jimmy a choisi de préparer un BTS europlastics et composites, qui forme notamment des spécialistes des processus de fabrication de pièces plastiques. Un diplôme original, qui offre de bons débouchés, dans un secteur qui recrute, selon lui. Rencontre dans son lycée à Chauny (02).

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Pourquoi avoir choisi ce BTS ?

"Je l'ai découvert en terminale, grâce à mes professeurs", se souvient Jimmy. "On utilise beaucoup d'objets en plastique mais on ne sait pas comment ils sont fabriqués. J'ai trouvé cette formation originale et très intéressante. Savoir qu'il y a des débouchés dans ce secteur et à ce niveau d'études a aussi beaucoup compté dans mon choix d'orientation."

À quoi ressemble une semaine de cours ?

"En BTS, il y a environ 30 heures de cours par semaine, dont 20 heures de sciences et technologies industrielles, précise Jimmy. Le matin est plutôt réservé aux matières générales. L'après-midi, nous sommes à l'atelier, sur les machines pour apprendre à produire les pièces et changer les moules." Les élèves étudient aussi la conception des pièces avec des logiciels spécialisés et travaillent sur de vrais projets industriels.

Quel est le rythme de travail ?

"En 1re année, si l'on est attentif en classe, il n'y a pas beaucoup de travail personnel à fournir. J'ai du temps libre pour mes compétitions de tir à l'arc ! En 2de année, je pense que le rythme va s'accélérer", confie Jimmy. Les élèves devront notamment réaliser un projet industriel en groupe, proposé par une entreprise et présenté aux épreuves du BTS.

Un exemple de projet ?

Jimmy pense au "finger kit", un doigt robotisé à monter et démonter, utilisé en cours de technologie dans les collèges. "Nous avons dû concevoir le moule d'un socle de rangement pour que chaque élément du kit soit placé au bon endroit, avec une contrainte à respecter : le couvercle du socle devait être transparent. Nous avons travaillé en binôme et chaque groupe a présenté son projet au 'client'. Nous avons fabriqué le moule pour réaliser la pièce en thermoformage."

Qu'est-ce qui plaît le plus dans cette formation ?

Pour Jimmy, c'est le côté production. "Je suis toujours étonné de découvrir tout ce que l'on peut produire avec une machine. Les titulaires de bacs technologiques ou généraux sont un peu déstabilisés au début en atelier, mais les professeurs nous aident et une fois qu'on a compris le système, c'est assez simple", apprécie le jeune étudiant qui a prévu de préparer l'option pilotage et optimisation de la production.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Titulaire d'un bac STL, Jimmy n'a pas rencontré de difficultés particulières dans les matières générales (physique-chimie, mathématiques, anglais…). En BTS, les étudiants sont issus de bacs différents. Les professeurs reprennent donc les bases pour mettre tout le monde au même niveau. Puis ces enseignements généraux sont appliqués à la plasturgie. "Par exemple, en chimie, nous étudions les molécules qui composent les différentes matières plastiques. J'ai plus de difficultés avec la partie conception de pièces qui demande une très bonne vision dans l'espace", détaille Jimmy.

Et le stage ?

Jimmy n'a même pas eu à se mettre en quête d'une entreprise d'accueil. Une usine d'embouteillement d'eau, qui cherchait un étudiant en plasturgie avec un profil de chimiste pour son service qualité, a contacté directement le lycée. "J'ai été amené à manipuler plusieurs machines pour mesurer différents paramètres : taux de cristallisation, température de fusion, viscosité du plastique utilisé", explique-t-il. 

Et après ?

"Je rentre dans la vie active", conclut Jimmy. Son stage s'est si bien déroulé que Jimmy a été embauché en CDD pendant l'été qui a suivi.


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