Ma 1ʳᵉ année

BTS diététique et nutrition

En BTS diététique et nutrition, Mathilde et Fabien découvrent les questions alimentaires. Au programme : les régimes mais pas que. Des enseignements concrets, un encadrement resserré, des stages... ils nous racontent leurs premiers pas en formation au lycée René Auffray à Clichy (92).

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Pourquoi avoir choisi le BTS diététique et nutrition ?

C'est en se renseignant sur les poursuites d'études sur Internet que Mathilde, en bac général, a découvert le secteur paramédical. "Je voulais faire un BTS pour rester dans un environnement cadré. Ce BTS touchait à la nutrition, il y avait des stages variés… j’ai décidé de postuler." De son côté, Fabien, en surpoids pendant son enfance, s’intéresse aux questions alimentaires. Après son bac général, il s'oriente en IUT en génie biologique, puis en licence pro qualité, sécurité et environnement, avant de de s’inscrire en BTS diététique et nutrition : "Je suis passionné de nutrition. J’aime composer des repas équilibrés. J’aurais regretté de ne pas faire ce diplôme."

À quel rythme de travail faut-il s’attendre ?

"Les horaires sont les mêmes qu'au lycée, 8 h-18 h, avec juste une après-midi de libre par semaine, s’exclame Mathilde. Contrairement à certaines idées reçues, le rythme est très intense en BTS." Pour réussir, il faut travailler régulièrement selon Fabien : "Je n’ai jamais travaillé beaucoup au lycée. Mais en arrivant en BTS, j’ai dû m’organiser et relire régulièrement mes cours." Un ou deux contrôles sont organisés chaque semaine. "Il y a énormément de notions à assimiler en 2 ans, ajoute Mathilde. Nous devons apprendre la composition de tous les aliments, leurs valeurs nutritionnelles…" Un emploi du temps chargé, qui n'empêche pas à Fabien de faire 10 heures de basket par semaine, et à Mathilde de la danse et du baby-sitting.

Ce qui change par rapport à la terminale ?

Les élèves découvrent les ateliers culinaires. "Il y a un peu une ambiance Top chef, s’amuse Mathilde. En 1re année, nous apprenons à réaliser des recettes salées et sucrées de base, pour un patient bien portant. En 2de année, on se concentre sur les régimes spéciaux (sans sel, sans gluten, pauvres en sucres et/ou en lipides) et les pathologies." De nombreux stages complètent le cursus, en restauration collective et à l’hôpital. Mathilde a fait son stage en centre de thalassothérapie. Fabien a, lui, été dans une crèche. "J’ai élaboré des activités pour les enfants et rédigé des fascicules à destination des parents sur la diversification. Les stages à l’hôpital sont également très intéressants, car l’on voit l’impact de l’alimentation sur la santé." À la fin du BTS, ils devront rendre un mémoire, un travail assez complet.

Quels sont les atouts du BTS ?

Mathilde et Fabien apprécient le côté très concret des enseignements. Cet après-midi par exemple, les élèves corrigent en classe un devoir "de régime" avec leur professeure de diététique thérapeutique. Un cas qui présente l’état d’un patient hospitalisé et qui questionne sur le régime alimentaire à mettre en place. Les élèves doivent poser un diagnostic diététique, indiquer les objectifs (prise ou perte de poids, limiter les effets du traitement, etc.), préciser les besoins nutritionnels, calculer les rations, puis élaborer un régime et des conseils de sortie. Les deux étudiants trouvent également positif l’encadrement des professeurs. "On reste 2 ans dans la même classe, avec des professeurs qui nous suivent et sont à l’écoute. Personnellement, je ne suis jamais allée en cours en soufflant", conclut la jeune femme.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Venant d’un bac général en sciences, Mathilde et Fabien ont dû se mettre à niveau dans certaines matières. "Beaucoup d’élèves de notre classe ont un bac ST2S. Ils avaient au début davantage de connaissances en biologie et en anatomie humaine. Mais ça n’a pas été difficile à rattraper, constatent les deux étudiants. En revanche, le cours en biochimie était assez facile pour nous." Le BTS diététique et nutrition prévoit également des enseignements en droit, économie et gestion. "Avec Fabien, on a quelques difficultés en droit. Mais ces cours sont très intéressants, ça nous donne des bases si l’on veut se lancer en libéral plus tard", précise Mathilde.

Et après ?

"Quand j’ai fait mon stage en milieu thérapeutique, j’ai découvert le métier d’infirmière", déclare Mathilde. Décidée à changer de voie, la jeune femme va passer le concours des IFSI (instituts de formation en soins infirmiers) une fois diplômée. Fabien, lui, deviendra diététicien. "Mon stage en cuisine centrale m’a plu. J’ai pu allier la qualité avec la diététique, faire des menus, aborder les questions d’hygiène… Cela a fait un lien entre le BTS et ma licence professionnelle en qualité."


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