Ma 1ʳᵉ année

BTS métiers de la chimie

Pour comprendre les réactions chimiques, créer des molécules et formuler des produits, Ilann et Constany ont choisi le BTS métiers de la chimie. Elle est apprentie, lui a découvert l'entreprise en stage. Ils partagent leur expérience de 1re année au lycée Galilée, à Gennevilliers.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Pourquoi avoir choisi le BTS métiers de la chimie ?

Dès l’âge de 7 ans, Ilann multipliait les expériences à la maison. "Je faisais des mélanges avec tout ce que j'avais sous la main : sel, eau, dentifrice, parfum, produit vaisselle... Je laissais agir une semaine et j'observais le résultat", se souvient-il. Il s'oriente vers la chimie dès le lycée, en choisissant un bac STL spécialité physique-chimie. "Dans la continuité, le BTS métiers de la chimie propose également des manipulations en laboratoire." Les applications concrètes ont motivé Constany, après une 2e année de licence de chimie-biologie trop généraliste pour elle. "Moi je suis la formation par apprentissage, encadrée par le CFA."

Ce qui change par rapport au lycée ?

"Au lycée, on crée des mélanges de produits pour avoir une solution colorée. En BTS, on étudie les matières qui la composent et les raisons de leurs réactions", explique Constany. Elle découvre de nouvelles machines en TP (travaux pratiques). Ces TP sont plus longs et les manipulations, plus avancées. "J’ai besoin de me concentrer davantage en cours et de refaire les exercices de travaux dirigés", confie Ilann. Parmi les nouveautés : des cours d’anglais scientifique, pour savoir lire les protocoles, désigner les pictogrammes de danger, faire des présentations... Les textes traitent aussi de réchauffement climatique, d'acidification des océans ou de puces neurologiques.

En stage comme en TP, je fabrique des produits cosmétiques suivant un protocole.
Ilann

Quelles sont les matières préférées ?

Pour Constany, la chimie est pleine de découvertes intéressantes, à travers les 3 axes du BTS : l’analyse de molécules ; la synthèse ou la fabrication de molécules ; la formulation de cosmétiques, par exemple pour créer une crème ou un shampooing. Elle approfondit volontiers les aspects théoriques et pratiques en labo. De son côté, Ilann préfère les TP de formulation. "On pratique en étant bien guidés par les protocoles. On doit parfois les adapter en effectuant des calculs de quantité", précise-t-il. Le tout est reporté dans un cahier de laboratoire qui servira au compte rendu.

Plus tard, j’aimerais devenir ingénieure chimiste en production ou en synthèse.
Constany

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Même pour les élèves qui ont un bon niveau d’anglais en terminale, apprendre à s’exprimer en anglais scientifique peut être déroutant au début. L’autre difficulté : l'extrême rigueur attendue et le respect des consignes, "notamment dans l’analyse des quantités de produits chimiques", souligne Constany. "On nous forme à devenir des professionnels aptes à manipuler et de confiance, pour la sécurité au laboratoire et pour celle des consommateurs." Au début des TP, elle avait du mal à programmer l'un des appareils, "mais je m’habitue à force de pratiquer". 

Quelles sont les missions en entreprise ?

Constany est apprentie dans une entreprise qui fabrique des solutions utilisées pour réaliser des mesures. "Dès la 1re année, j’ai appliqué les méthodes d’analyse abordées en cours. Durant cette 2e année, je recherche des molécules en vue de développer un nouvelle solution." Quant à Ilann, son stage s'est déroulé en début de 2e année, sur 8 semaines. "Dans une entreprise de cosmétiques, raconte-t-il, je fabriquais des produits suivant un protocole. Je mélangeais différents constituants selon les dosages indiqués. Il faut mixer, agiter, chauffer, puis analyser la résistance à l'eau par exemple."

Et après ?

Sans projet particulier, Ilann aimerait se former une année de plus dans la formulation, que ce soit en licence professionnelle ou en 3e année de licence. Il sait que les techniciens chimistes sont attendus dans l’analyse des eaux, des matériaux, de l’air, de la peinture... et dans la formulation justement. "Mais j’hésite à travailler quelque temps avant de poursuivre mes études", confie-t-il. Sa camarade a été acceptée en 3e année de BUT, en chimie industrielle. "J’appliquerai la chimie à plus grande échelle, explique-t-elle. Ensuite, j’aimerais poursuivre encore pour devenir ingénieure en production ou synthèse." Objectif bac + 5 donc, pour Constany.

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En TP (travaux pratiques), les étudiants manipulent des produits dangereux sous une hotte afin de ne pas respirer les matières dangereuses volatiles.

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Les activités sont variées. Ilann réalise un TP de synthèse ou de fabrication. L'objectif est de créer un colorant vert suivant un protocole. 

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En équipe de 3 ou 4, les étudiants montent la verrerie, préparent les solutions à mélanger et surveillent la réaction. Sous le contrôle du professeur. 

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Une fabrication requiert différents mélanges et des transformations successives. À chaque étape, il faut être très précis et rigoureux.

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Quand la solution tourne au vert escompté, Ilann est plutôt fier du résultat. Le mélange sera filtré pour ne garder que la partie solide, le colorant.  

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Autre activité, sur un appareil : mesurer la vitesse d’absorption d’une solution chimique. Constany prépare des échantillons à mettre en place. 

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Il s’agit ensuite de relever les valeurs et de les représenter sous forme graphique via un logiciel. Tout est reporté dans un cahier de laboratoire.

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Après le BTS, la plupart des camarades de Constany et Ilann visent une licence pro en apprentissage. Ils rencontrent des entreprises sur des salons.


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