Mon parcours d'études

Clara, comment j'ai choisi un diplôme d'ingénieur des données et de l'intelligence artificielle

En école d’ingénieurs, Clara suit une formation spécialisée dans les données et l’intelligence artificielle. Elle bénéficie d’aménagements adaptés à ses besoins. Comment s’est-elle orientée après le bac ? Voici son parcours. 

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Vers une école d’ingénieurs en 5 ans

D'abord motivée par des études vétérinaires, Clara suit une spécialité sciences de la vie et de la terre au lycée, avec une option mathématiques. "Je m'intéressais aussi aux maths liées à la cybersécurité. Sur mon temps personnel, j'apprenais à crypter des messages, protéger des informations dans les mails, trouver les failles d’un site web..." Elle s’oriente finalement vers des études d'ingénieurs spécialisées dans la cybersécurité, en passant par un cycle préparatoire commun à plusieurs écoles. "J’avais peur d’avoir trop de pression en classe préparatoire aux grandes écoles, alors que j’étais déjà très anxieuse."

© C. Dubost

Les spécialités suivies, entre cybersécurité et data

Maths, physique, électronique, informatique... Après le cycle commun, elle intègre un cycle ingénieur spécialisé en cybersécurité dans le même établissement. "En cours d'année, j’ai été hospitalisée pour des crises d’angoisses. J'ai ensuite préféré me réorienter en ingénierie des données et de l'IA (intelligence artificielle), dans une école partenaire." Concrètement, elle transforme des données en graphiques, programme un drone par exemple, et intègre de l'IA dans un jeu vidéo afin de l’adapter aux joueurs. Clara est en apprentissage au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Sa mission : développer un logiciel pour gérer les formations internes et générer des bilans graphiques.

Des aménagements de la scolarité

Une autre hospitalisation vient perturber ses études. Cette fois, elle explique ses troubles psychiques au responsable de la formation. "Depuis, on m’accorde des absences, des délais pour rendre des projets, une salle isolée pour réaliser mes travaux pratiques... Mes camarades aussi sont arrangeants dans les projets de groupe." À son tour, Clara accompagne des étudiants en situation de handicap avec une association, "100 % Handinamique". "Au travail, je peux ajuster mes horaires en évitant les heures de pointe anxiogènes dans les transports. Et j'ai fait une demande de RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé)."

Et après ?

Clara sera diplômée dans quelques mois. Elle espère trouver un emploi de cheffe de projet data et intelligence artificielle, dans la santé mentale ou le bien-être animal. Son plan B : créer une entreprise.


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