Conseiller / Conseillère d'élevage

Le conseiller ou la conseillère d'élevage apporte son expertise pour optimiser la production. Sa mission : conseiller les éleveurs sur la gestion et le suivi de leurs animaux, afin d'améliorer la qualité de la production (lait, viande, œufs, etc.), ainsi que la rentabilité de l'exploitation.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Technicien / technicienne d'élevage

Secteur professionnel : Agriculture

Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Analyser la production

Quel que soit le type de production (laitière, allaitante, porcine ou avicole), le conseiller ou la conseillère d'élevage analyse et interprète les données technico-économiques de l'élevage. Pour cela, il ou elle observe et note les caractéristiques de chaque animal et du troupeau (consommation d'aliments, pesées etc.), étudie les chiffres de la production (litres de lait produits ou bien nombre d'œufs), s'intéresse à la qualité de l'alimentation fournie aux animaux, aux stocks de fourrages, à l'énergie dépensée pour faire fonctionner les machines, etc.

Conseiller les élevages

À partir de ces analyses, il ou elle conseille le ou la responsable d'élevage pour améliorer la production. Par exemple, des ajustements sur le type de ration (quantité et qualité des aliments) peuvent être proposés, pour veiller à son bon équilibre, en fonction de l'état de santé et de l'âge de l'animal. Le conseiller ou la conseillère assiste l'exploitant ou l'exploitante et conseille dans divers domaines : santé des animaux, innovations techniques, interprétation des critères de performance pour assurer la bonne santé économique de l'exploitation. Il ou elle maîtrise aussi les paramètres de la reproduction et possède des compétences en amélioration génétique du cheptel.

Compétences requises

Compétences spécifiques

Le conseiller ou la conseillère d'élevage doit avoir une vision globale de l'exploitation agricole et être capable de s'adapter aux différentes situations. Des notions d'agronomie et de comptabilité sont incontournables. Le conseiller ou la conseillère d'élevage est généralement spécialiste d'un seul type de production (laitière, allaitante, porcine, avicole). Dans certains cas, il lui est possible d'intervenir sur des productions diversifiées. Il lui faut le sens de l'observation et savoir interpréter les indicateurs technico-économiques, en fonction des conditions particulières de chaque élevage visité. Intervenant généralement auprès de plusieurs éleveurs, le contrôleur ou la contrôleuse acquiert une vision d'ensemble sur un type d'élevage.

Compétences numériques

Dans son travail, il ou elle utilise des logiciels spécialisés, conçus pour le suivi de l'élevage. Cela lui permet, par exemple, d'avoir un suivi individuel de l'animal et un suivi global du troupeau.

Savoir relationnel

Ce métier fait appel à des qualités d'écoute et de dialogue. Pour affiner son analyse, le conseiller ou la conseillère d'élevage doit prendre en compte les remarques des employés d'élevage. Il ou elle communique souvent avec le ou la responsable de l'élevage, pour dispenser ses conseils. Ses préconisations doivent être expliquées clairement pour qu'elles soient appliquées correctement.

Où l'exercer ?

Divers lieux d'exercice

Le conseiller ou la conseillère d'élevage travaille souvent pour une organisation professionnelle agricole, dans ce cas son conseil est apporté à plusieurs éleveurs. Il existe aussi des postes salariés, sur les plus grandes exploitations. Une chambre d'agriculture, une coopérative de service d'insémination ou encore une entreprise de services et de conseil en élevage, sont parmi les employeurs potentiels. Une partie de l'activité du conseiller ou de la conseillère se passe sur le terrain, au sein de l'élevage, pour effectuer les observations. Les nouvelles technologies numériques aident à recueillir les données et à les analyser.

Déplacements à prévoir

Avec le statut de salarié (pour un groupe de producteurs, une chambre d'agriculture, etc.), le conseiller ou la conseillère d'élevage se déplace sur un grand nombre d'exploitations. Organiser et animer des réunions entre éleveurs, pour renforcer leurs compétences et les amener à échanger sur leur pratique professionnelle, fait alors partie de son activité. 

Les études

Après le bac

2 ans pour obtenir le BTSA métiers de l'élevage : développement, production, conseil ; analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole. Le BTSA peut être complété par une licence professionnelle productions animales (1 an). 1 an pour préparer l'un des différents CS (certificats de spécialisation) : conduite de l'élevage bovin lait ; conduite de l'élevage ovin viande ; conduite de l'élevage porcin ; conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits ; conduite d'un élevage caprin.

bac ou équivalent

bac + 1

bac + 2

bac + 3

Emploi et secteur

Des offres localisées

La plupart des offres d'emplois se trouvent dans les principales régions d'élevage : Bretagne, Normandie, Pays de la Loire principalement, mais aussi sur tout le territoire français.

Recrutement en hausse

L'activité de conseil s'est beaucoup développée ces dernières années et les structures de services aux agriculteurs emploient de nombreux conseillers et conseillères d'élevage. Dans le secteur de l'élevage (ovins, caprins, bovins) la technicité s'accroît : robots de traite, puces électroniques permettant de connaître les données propres de chaque animal et du troupeau etc. Les responsables d'élevage font de plus en plus appel à une main d'œuvre qualifiée et les titulaires de diplômes supérieurs sont attendus dans le conseil.

Possibilité d'évolution

Les conseillers et conseillères d'élevage peuvent devenir responsables d'élevage et se mettre leur son compte. Ils ou elle peuvent aussi devenir formateurs ou formatrices ; ou encore être responsable de secteur et/ou devenir cadres dans une entreprise du secteur agricole.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.