Inséminateur / Inséminatrice

Sélectionner les meilleurs reproducteurs, effectuer les inséminations, s'assurer du succès de l'opération : telle est la tâche de l'inséminateur ou de l'inséminatrice. Ce technicien ou cette technicienne spécialiste de la génétique apporte son précieux conseil aux éleveurs.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statut :  Statut salarié

Secteur professionnel : Agriculture

Centres d'intérêt : J'aime bouger, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux, Je veux travailler de mes mains

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Un rôle de conseil

L'insémination des animaux n'est pas sa seule activité. Ce ou cette spécialiste de la reproduction a également un rôle de conseil, de préparation en amont et de sélection des meilleurs " reproducteurs ". Pour chaque exploitation, il ou elle planifie donc les périodes de reproduction, effectue les inséminations et contrôle ensuite le succès de l'opération, par échographie par exemple.

Un acte technique

C'est une opération précise et délicate qui nécessite calme et adresse. L'animal est d'autant plus stressé qu'il ne se laisse pas approcher par une personne qu'il ne connait pas. Il faut environ 1 an d'expérience pour savoir réussir une insémination sur un gros animal. Si l'insémination première n'est pas fécondante, l'inséminateur ou l'inséminatrice doit donc revenir procéder à une seconde. Si là encore le résultat n'est pas au rendez-vous, le professionnel ou la professionnelle aura en charge la recherche de la cause (état de santé de l'animal, mauvaise détection des chaleurs, etc.).

Avec la génétique

Pour sélectionner les meilleurs candidats à la reproduction, l'inséminateur ou l'inséminatrice sélectionne selon de nombreux critères. En fonction du phénotype (caractéristiques physiques des animaux), un caryotype (carte génétique) transmet ses gènes et donc les qualités recherchées. L'inséminateur ou l'inséminatrice fait donc appel à ses connaissances en génétique.

Compétences requises

Sens de l'observation

L'inséminateur ou l'inséminatrice doit savoir observer afin de détecter, chez l'animal, les signes avant-coureurs d'une chaleur ou d'une grossesse. Une fois le diagnostic effectué, il ou elle doit savoir l'interpréter avant de déduire la meilleure date de fécondation ou les causes d'une absence de chaleurs.

Technique pointue

En plus de ses connaissances dans la biologie animale, il ou elle doit être connaitre la génétique, pour choisir les meilleurs donneurs afin d'atteindre les objectifs souhaités par les éleveurs. Il faut être à l'aise avec les chiffres et l'informatique. De bonnes connaissances en nutrition animale sont également indispensables.

Aller au contact

Avoir un bon contact avec les animaux est essentiel. Il ne faut surtout pas avoir peur de les manipuler. Une bonne technique est indispensable, car l'insémination est un acte délicat.

Où l'exercer ?

Chacun sa zone

Si l'inséminateur ou l'inséminatrice travaille généralement dans un centre d'insémination agréé, il ou elle passe les trois quarts de son temps chez les éleveurs au contact des animaux. Ses déplacements sont donc nombreux, même si les distances effectuées ne sont pas forcément grandes. Chaque technicien ou technicien en reproduction en effet responsable d'un secteur géographique précis. Des capacités commerciales sont également nécessaires pour démarcher de nouveaux clients et les fidéliser.

Une activité saisonnière

Les horaires sont calés sur le cycle de reproduction de l'animal, même si l'inséminateur ou l'inséminatrice travaille tout au long de l'année. Certaines périodes sont beaucoup plus chargées que d'autres, principalement pendant les périodes de naissances des animaux, où week-ends ou soirées sont réquisitionnés.

Au contact des animaux

Rassurer et manipuler les animaux d'élevage nécessite à la fois une véritable proximité et la maîtrise de gestes sûrs, surtout sur des animaux pouvant peser jusqu'à plus de 1 tonne.

Les études

Après la 3e

3 ans pour préparer le bac pro conduite et gestion de l'entreprise agricole, c'est le diplôme de base, qui peut éventuellement être complété par un CS (certificat de spécialisation) en 1 an (conduite de l'élevage bovin lait ; conduite d'un élevage caprin ; conduite de l'élevage des équidés) ou le Cafti (certificat d'aptitude aux fonctions de technicien d'insémination), requis pour la mise en place de la semence bovine, ovine ou caprine.

Après le bac

2 ans pour obtenir un BTSA (analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole ; métiers de l'élevage : développement, production, conseil), éventuellement complété par une licence pro (métiers du conseil en élevage parcours viande, lait ou porcin ; métiers du conseil en élevage, production laitière).

bac ou équivalent

bac + 1

bac + 2

bac + 3

Emploi et secteur

Au sein d'une coopérative

L'inséminateur ou l'inséminatrice est généralement sous statut salarié, au sein d'une coopérative d'insémination animale ou dans une entreprise privée. Il ou elle peut évoluer professionnellement en devenant chef ou cheffe d'équipe, contrôleur ou contrôleuse de performances ou, plus rarement, ingénieur sélectionneur ou ingénieure sélectionneuse.

Partout en France

L'implantation géographique du métier reflète celle des élevages disséminés un peu partout en fonction des espèces (bovins, chevaux, volaille, etc.). On manque en France d'inséminateurs et d'inséminatrices. Les demandes les plus fortes sont dans l'Ouest (Bretagne), le Massif central et en Normandie. Le principal centre de formation d'inséminateurs se trouve à Rambouillet.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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