Cavalier / Cavalière d'entraînement (lad-jockey, lad-driver)

Les lad-jockeys s'occupent de chevaux de galop ; les lad-drivers, de trotteurs. Ces cavalier et cavalières d'entraînement soignent et entraînent des chevaux de course pour en faire des champions. Au final, seulement peu deviendront jockeys.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1868 €
Statut :  Statut salarié

Secteur professionnel : Sport

Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux, Le sport est ma passion

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Spécialiste en galop ou en trot

Le ou la lad-jockey (cavalier ou cavalière d'entraînement de chevaux de courses) travaille dans des écuries de galop : plat, haies, steeple-chases (courses d'obstacles) et cross country (parcours de cross). Le ou la lad-driver (cavalier ou cavalière d'entraînement de trotteurs) exerce dans des écuries de trot monté (à dos de cheval) ou attelé (à un sulky, voiture légère à deux roues). L'un et l'autre sont aussi appelés cavaliers et cavalières d'entraînement, appellation générique qui ne sous-entend pas de spécialité.

Équitation quotidienne

Le ou la lad-jockey ou lad-driver entraîne les meilleurs chevaux pour en faire des champions de course. Chaque matin, pendant au moins 1 heure, il ou elle monte 3 ou 4 chevaux sous les directives d'un entraîneur ou d'une entraîneuse.

Aux petits soins pour les chevaux

Le  ou la lad (cavalier soigneur ou cavalière soigneuse) prodigue les soins quotidiens aux chevaux : nourriture, nettoyage des box, pansage, assistance vétérinaire élémentaire... Sans oublier l'entretien des selles et des harnais. Lors des courses, il ou elle présente le cheval, l'emmène jusqu'à l'hippodrome puis le ramène à son écurie une fois l'épreuve terminée.

Compétences requises

Conditions physiques strictes

Dans la profession, les critères physiques sont sévères. Le poids d'un ou d"une jockey est réglementé : environ 50 kg pour 1,55 m en plat, jusqu'à 60 kg pour 1,70 m en obstacles. Pour tous et toutes, l'entraînement physique intensif et une hygiène alimentaire stricte sont obligatoires pour participer aux compétitions.

Mental à toute épreuve

Endurance, sang-froid, intelligence tactique sont indispensables pour contrôler les réactions de l'animal et se faire obéir. Véritables pilotes de course, les lads-jockeys et les lads-drivers doivent également s'adapter aux chevaux montés et aux terrains qu'ils pratiquent.

Où l'exercer ?

Près des chevaux, jour et nuit

Un cheval n'attend pas : pour maximiser ses performances, il a besoin d'être soigné et entraîné tous les jours. De ce fait, les lads-jockeys et les lads-drivers sont souvent logés sur leur lieu de travail. Au quotidien, et surtout le matin, les allers-retours entre l'écurie et le champ de courses sont nombreux.

Un ou plusieurs employeurs

Les lads travaillent pour le compte d'un ou d'une propriétaire ou d'un entraîneur ou une entraîneuse. Des conventions collectives réglementent leur activité. Ils ou elles peuvent toutefois monter en course pour d'autres entraîneurs, avec l'accord de leur employeur principal.

Les études

Après la 3e

2 ans pour préparer le CAP agricole lad-cavalier d'entraînement ; 3 ans pour le bac pro conduite et gestion de l'entreprise hippique.

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

Emploi et secteur

Une carrière courte

Lads-jockeys et lads-drivers sont répartis dans les centres d'entraînement de Grosbois (25), Chantilly (60), Maisons-Laffitte (78), Lyon-Bron (69), Marseille-Cabriès (13), Mont-de-Marsan (40), Pau (64), Deauville (14)... Leur carrière dans les courses est assez courte : les exigences physiques et les éventuels accidents obligent à une reconversion précoce. Par exemple, en devenant "premier garçon" (superviseur ou superviseuse du travail des lads dans les écuries) ou "garçon de voyage" (chargé ou chargée des déplacements des chevaux vers les pistes). Après un stage, ils ou elles peuvent aussi devenir entraîneurs ou entraîneuses professionnels. À noter : plus la qualification de base est élevée, plus la reconversion est facile.

Des jockeys en puissance

Si les lads montent bien et forment un beau tandem avec le cheval, le ou la propriétaire de l'animal peuvent les pousser à devenir jockeys. C'est malgré tout un scénario rarissime : très peu de cavaliers et cavalières d'entraînement y parviennent.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1868 euros brut par mois, avec un supplément perçu pour chaque course gagnée.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.