Conducteur / Conductrice d'engins forestiers de récolte en entreprises de travaux forestiers
Synonymes : Débardeur / débardeuse, Pilote d'abatteuse, Pilote de machines de bûcheronnage en entreprises de travaux forestiers
Secteur professionnel : Agriculture
Centres d'intérêt : J'aime bouger, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Réparer, bricoler, j'adore ça
Le métier
Préparation de l'intervention
La mission du conducteur ou de la conductrice d'engins forestiers de récolte commence avec l'étude d'une carte topographique, pour voir comment accéder au plus près de la parcelle, sans trop détériorer les sols ni les arbres voisins. Il ou elle repère les chemins forestiers sur lesquels il faudra déposer le bois coupé. Puis, le conducteur ou de la conductrice analyse ensuite le terrain : est-il en pente ? glissant ? densément boisé ?
Entretien ou exploitation de la forêt
Le conducteur ou la conductrice place son engin au plus près des arbres à couper, ou à ramasser au sol après le travail d'un bûcheron, d'une bûcheronne ou d'une machine de bûcheronnage. Le conducteur ou la conductrice peut utiliser une grue à commande numérique, mais si les troncs sont difficilement accessibles, il faut sortir de sa cabine pour les enrouler avec un câble afin de les "débusquer" jusqu'au chemin le plus proche. Là, ils sont organisés en tas, par taille et qualité, pour qu'ils soient transportés par camion.
Gestion du matériel
En début de mission, le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers achemine son engin par camion au plus près de la parcelle à exploiter. Avant et après chaque chantier, il faut vérifier l'état général de son engin (niveaux, graissage etc.) et son usure. Il ou elle effectue la maintenance de base.
En vidéo
Compétences requises
Polyvalence
Les matériels sont de plus en plus sophistiqués (GPS, commandes numériques, etc.) et permettent de faire de nombreux travaux sans forcément quitter la cabine de pilotage climatisée. Par contre, pour la phase de débardage, selon la configuration du chantier et les bois à sortir, le conducteur ou la conductrice d'engins ne peut pas toujours approcher au plus près les arbres coupés. Dès lors, il faut parfois faire certaines actions manuellement. Par exemple, pour attacher un tronc avec des câbles reliés à son tracteur afin de les "débusquer" vers une place de dépôt accessible aux camions grumiers.
Connaissance du milieu
Pas question de se lancer tête baissée sur un chantier. Le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers doit étudier le terrain, le peuplement des arbres, les accès, la météo (pour éviter toute mauvaise surprise). Sa bonne connaissance du cycle de la forêt et des différentes espèces d'arbres lui permet de ne pas endommager le milieu forestier. Cela l'aide également à conseiller son client ou sa cliente. Du bon déroulement du chantier dépend souvent son prochain travail.
Réactivité
Le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers doit se tenir au courant des innovations : nouvelles machines, nouvelles fonctionnalités, nouvelles technologies. Il ou elle peut se former continuellement pour tirer le meilleur parti de son matériel et apporter des solutions innovantes à ses clients.
Où l'exercer ?
En mouvement
La forêt française couvre 30 % du territoire. Elle est répartie sur l'ensemble de l'Hexagone. Le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers se déplace dans un périmètre plus ou moins grand (au maximum de 100 km) autour de son domicile, au gré des chantiers. L'activité se fait en étroite collaboration avec le bûcheron ou la bûcheronne, au moment du débardage des bois.
Au fil des saisons
Le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers est tributaire de la météorologie et ses horaires varient pour pouvoir travailler dans des conditions optimales, pour sa sécurité et pour l'environnement. À la belle saison, ses journées peuvent être plus longues.
Une réglementation particulière
Le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers doit respecter des règles strictes, pour sa sécurité comme pour celle de ses engins, bardés d'électronique et très coûteux. Il ou elle porte des ÉPI (équipements de protection individuelle) comme un casque anti-bruit, des lunettes ou un pantalon de sécurité. Son travail s'effectue parfois dans des conditions et sur des terrains d'accès difficile où il faut redoubler de vigilance.
Les études
Après la 3e
CAP agricole travaux forestiers en 2 ans ou 3 ans pour un BPA bûcheron ou le bac professionnel forêt. La demande de CAP diminue au profit du BP
CAP ou équivalent
bac ou équivalent
bac + 1
bac + 2
Emploi et secteur
Plusieurs statuts
Le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers peut exercer à son compte ou bien être sous statut salarié, dans une entreprise de travaux forestiers ou de l'industrie du bois.
En collaboration
Souvent seul ou seule à bord de son engin, le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers est cependant en contact avec d'autres professionnels et professionnelles. Il ou elle communique avec le technicien ou la technicienne lorsque des problèmes sur son engin ne peuvent pas être réglés par ses soins. Il ou elle est en relation avec le chef ou la cheffe d'entreprise pour communiquer sur les chantiers en cours et à venir. Sur le terrain, il lui arrive de rencontrer la clientèle et de collaborer avec le débardeur, la débardeuse, le bûcheron ou la bûcheronne.
À son compte
Généralement le conducteur ou la conductrice d'engins forestiers débute avec le statut de salarié, avant de se mettre à leur compte. Les ETF (entreprises de travaux forestiers) sont souvent de petites structures familiales ayant pour clients l'ONF (Office national des forêts), des coopératives forestières des industries du bois (scieries, papeteries), des collectivités territoriales, etc. Seul point noir : le coût de l'investissement de départ car une machine de bûcheronnage neuve coûte très cher.
Secteur
Salaire du débutant
Variable en fonction du lieu d'exercice et du type d'entreprise.



