Aquaculteur / Aquacultrice

L'aquaculteur ou l'aquacultrice travaille sur une exploitation d'un genre un peu particulier puisque sa production est immergée (dans la mer, dans un étang ou dans un bassin). Élevant des poissons, des crustacés ou des fruits de mer, il ou elle veille à leur reproduction et s'occupe de leur commercialisation.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statuts :  Indépendant, Statut salarié

Synonymes : Agent / agente aquacole, Employé / employée d'élevage aquacole, Responsable d'élevage aquacole, Technicien / technicienne d'élevage aquacole

Secteur professionnel : Agriculture

Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Petit poisson deviendra grand

Quelle que soit sa spécialité, l'aquaculteur ou l'aquacultrice commence par se fournir en « œufs ». Il ou elle capte le naissain (tout petit coquillage) ou l'alevin (bébé poisson) en milieu naturel. Il lui est aussi possible de les acheter dans des fermes aquacoles ou encore de les produire. Leur développement s'accompagne en pilotant diverses opérations (tri, calibrage, choix de l'alimentation).

Un métier technique

Pieds et mains dans l'eau, ce ou cette spécialiste est aussi un technicien ou une technicienne, ayant acquis des connaissances en biologie et maîtrisant la réglementation en vigueur. Une réglementation très stricte. En salmoniculture, par exemple, l'aquaculteur ou l'aquacultrice doit effectuer lui-même la fécondation artificielle des poissons. D'une manière plus générale, il est indispensable de contribuer à la bonne santé de ses petits poissons, crustacés ou coquillages, en soignant la qualité de leur eau et de leur alimentation. Le ou la responsable d'élevage manage ses équipes (formation, organisation et contrôle du travail réalisé).

Arrivées à maturité (parfois au bout de 3 ans), les espèces sont conditionnées et prêtes à être vendues aux poissonneries, restaurants, entreprises de restauration collective etc.

Compétences requises

Santé et motivation

Ne pas craindre de travailler dans un milieu humide est essentiel. Mais il faut aussi pouvoir compter sur une bonne santé (surtout pour les activités en plein air) et ne pas se décourager facilement. Se montrer habile en bricolage, être à l'aise avec un ordinateur, savoir gérer des comptes peut également aider. Enfin, la patience est indispensable quand on sait qu'il faut 3 ans pour faire grossir une huître !

Un esprit curieux

Le plus confortable : travailler dans une ferme marine ou pour un organisme de recherche et d'assistance technique. Selon les postes, des connaissances scientifiques et biologiques peuvent être exigées pour créer des produits et renouveler les méthodes de travail. Maîtriser les techniques et les circuits de distribution permet de s'adapter aux besoins du marché.

Où l'exercer ?

En plein air ou à l'abri

Selon sa spécialité, l'aquaculteur ou l'aquacultrice travaille en extérieur (avec des aléas climatiques) ou en intérieur (dans une ferme aquacole ou dans une écloserie). Lorsque le bassin se situe en pleine mer, les conditions de travail se rapprochent de celles des pêcheurs. Il faut parfois être titulaire d'un certificat de plongée professionnelle.

Il ou elle peut travailler dans une entreprise aquacole de taille modeste (familiale ou individuelle) ou dans une ferme dépendant de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer).

Des pics d'activité

L'aquaculteur ou l'aquacultrice travaille en toute autonomie. Pour surveiller certains élevages et intervenir rapidement en cas de problème, le personnel se relaie 24 heures sur 24 autour des bassins. Quant aux horaires, ils sont parfois calés sur ceux des marées. Repas de fêtes oblige, le travail s'intensifie à l'approche de la fin d'année.

Des outils modernes

Si le métier reste dur physiquement, les nouvelles technologies (grues hydrauliques, navires amphibies, calibrage informatisé) ont amélioré la situation. L'aquaculture répond de plus en plus à des objectifs de gestion durable (pour le traitement des eaux), et des labels sont apparus (bio, Label rouge, etc.).

Les études

Emploi et secteur

Des emplois au compte-gouttes

Malgré le vieillissement des professionnels du secteur, les reprises d'entreprises sont freinées par de nombreuses contraintes. Les jeunes diplômés peinent parfois à se faire une place dans le secteur aquacole (en particulier en pisciculture). Toutefois, de nouvelles productions (algues, spiruline) sont en plein essor.

Possibilités d'évolution

La progression de carrière est lente. Certains et certaines tentent leur chance à l'étranger (Afrique, Asie ou Amérique du Sud) ou optent pour des métiers voisins comme technico-commerciaux, chercheurs er chercheuses de laboratoire ou conseillers et conseillères dans des organismes de protection de l'environnement.

S'installer à son compte

Une seule solution pour évoluer : s'installer à son compte (des aides financières existent), puis s'agrandir. Les débutants et débutantes commencent souvent par reprendre une ferme ou par s'associer. Dans les deux cas, cela représente un lourd investissement.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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