Entraîneur / Entraîneuse de chevaux

L'entraîneur ou l'entraîneuse s'occupe des chevaux de compétition pour les amener à réaliser de belles performances. Une activité qui comprend aussi une part de management et de travail administratif.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  2000 €
Statuts :  Indépendant, Statut salarié

Secteur professionnel : Sport

Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aime organiser, gérer, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Préparer les chevaux

Chez les équidés comme chez les humains, il y a les nerveux, les peureux, les contestataires... Aussi, la première intervention de l'entraîneur ou de l'entraîneuse, assisté des lad-jockeys (cavaliers et cavalières d'entraînement), consiste à habituer le cheval de course à travailler et à supporter un cavalier sur son dos. Un processus de mise en confiance qui peut demander entre 2 et 6 mois, selon les tempéraments. Et qui diffère selon la spécialité de l'entraîneur ou de l'entraîneuse : pour la compétition au trot ou galop, ou encore saut d'obstacles.

Participer à des courses hippiques

L'entraîneur ou l'entraîneuse choisit, pour le compte des propriétaires de chevaux, les courses auxquelles participeront ses protégés. Avant de les engager, il ou elle analyse leurs performances, leurs progressions, celles de leurs concurrents. On rencontre donc très souvent l'entraîneur ou l'entraîneuse, chronomètre en main, aux abords du terrain pour les entraînements du matin. Rien ne lui échappe, de l'alimentation à l'état de santé des équidés de son écurie.

Compétences requises

Expertise en chevaux

Anatomie, pathologies, reproduction équine : l'entraîneur ou l'entraîneuse connaît parfaitement les chevaux. Dans les grandes écuries de compétition, il ou elle manage en moyenne une dizaine d'équidés. Un défaut de musculature, une nervosité anormale, un appétit en berne, rien ne lui échappe car ce sont autant d'éléments qui jouent dans les performances lors des courses.

Bonne monte

L'expertise des équidés n'est pas uniquement théorique. Il faut être un cavalier ou une cavalière émérite, qui monte quotidiennement, pour être à même de déceler un quelconque problème.

Sens de l'organisation

L'entraîneur ou l'entraîneuse encadre des hommes et des femmes qui s'occupent des chevaux. Pour les uns comme pour les autres, il doit faire preuve d'une organisation hors pair : établir un calendrier des courses, prévoir les déplacements, tenir à jour les dossiers médicaux des animaux, recruter le personnel, anticiper les plannings de présence, assurer l'encadrement des apprentis et apprenties, très nombreux dans le secteur.

Où l'exercer ?

À la tête d'une équipe

Un entraîneur ou une entraîneuse de chevaux ne peut travailler sans une équipe. Il lui faut s'entourer de palefreniers et palefrenières, de maréchaux-ferrants et maréchales-ferrantes, de cavaliers et cavalières d'entraînement et gérer, tel un chef ou une cheffe d'entreprise : management, gestion administrative (fiches de paie, congés) et commerciale (achat de matériaux, de fourrages etc.), respect des normes en vigueur (notamment en matière vétérinaire). Des tâches qui occupent la moitié de sa journée et le conduisent à avoir des rendez-vous avec ses collaborateurs et collaboratrices, ou à l'extérieur.

À l'entraînement toute l'année

Que ce soit  les courses de trot, le galop ou le saut, le programme des compétitions s'étale sur toute l'année. L'hiver n'interrompt pas complètement l'activité même s'il la ralentit. L'entraîneur ou l'entraîneuse est à pied d'œuvre 12 mois sur 12. Course ou non, il faut maintenir la condition physique et le mental de ses athlètes équins.

Les études

Après la 3e

CAP agricole lad-cavalier d'entraînement (2 ans d'études) ou bac pro conduite et gestion de l'entreprise hippique (3 ans d'études) complétés par une licence décrochée auprès des deux structures en charge des courses de trot et/ou de galop.

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

bac + 1

Emploi et secteur

Des villes du cheval

Mont-de-Marsan (40), Maisons-Laffitte (78), Chantilly (60)... Les écuries de chevaux de compétition se situent souvent à proximité des hippodromes. Aussi, certaines communes sont entièrement tournées vers l'univers équin. Les entraîneurs et entraîneuses réalisent souvent toute leur carrière dans le même département.

Pour tous et toutes

Les hommes sont très représentés dans la profession. Toutefois, quelques femmes se sont illustrées à ce poste comme Christiane Head-Mareek, figure emblématique du turf, ou la jeune Martine Henry de Chantilly.

Propriétaire aussi

Avec le succès et les prix obtenus, certains entraîneurs et entraîneuses parviennent, après quelques années d'exercice, à développer une écurie avec leurs propres chevaux.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 2000 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.