Technicien / Technicienne chimiste

Métallurgie, pharmacie, cosmétique, automobile, agroalimentaire... nombreux sont les secteurs professionnels qui emploient un technicien ou une technicienne chimiste. Il ou elle réalise expériences et analyses, participant ainsi à l'élaboration de nouvelles molécules, composants ou produits.
Niveau minimum d'accès :  bac + 2
Salaire débutant :  1930 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Analyste de laboratoire, Laborantin / laborantine en chimie, Technicien / technicienne analyse-contrôle en industrie chimique, Technicien / technicienne d'analyses chimiques, Technicien / technicienne de laboratoire

Secteurs professionnels : Automobile, Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Énergie, Environnement, Fonction publique, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Mode et luxe, Papiers cartons, Recherche, Sécurité, Verre, béton, céramique

Centre d'intérêt : J'aime bien faire des expériences

Ce contenu est labellisé "Métiers de la transition énergétique" par les industriels des Nouveaux Systèmes énergétiques et les campus des métiers et des qualifications. Lire le dossier.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

À tous les stades de la conception

Le technicien ou la technicienne chimiste procède à des analyses, des expériences ou des synthèses courantes, sous l'autorité d'un ingénieur ou d'une ingénieure chimiste, d'un ou d'une manager, d'un ou une biologiste, d'un chercheur ou d'une chercheuse. Il ou elle peut intervenir à tous les stades de la conception d'un produit, d'un composant, d'une molécule. Il ou elle peut ainsi être technicien/ne en recherche et développement, en production, au contrôle qualité ou à la maintenance.

De l'analyse à la transmission des résultats

En recherche et développement, le technicien ou la technicienne chimiste réalise des dosages, des réactions chimiques, effectue des analyses et des essais en laboratoire, monte des appareils sophistiqués. Dans un atelier de production industrielle, il ou elle surveille le déroulement du process et s'assure de la bonne marche des appareils. Au contrôle qualité, il s'agit de vérifier la qualité du produit obtenu. Spécialiste des procédés et des automatismes, il ou elle peut déclencher l'intervention de la maintenance, proposer des idées d'amélioration, participer à l'installation de nouveaux équipements, ou être amené à réaliser des formulations.

Une grande partie de son travail consiste enfin à transmettre les résultats obtenus : il ou elle rédige des rapports d'intervention, renseigne les supports de suivi, les logiciels de gestion, etc.

Compétences requises

Esprit scientifique

Le technicien ou la technicienne chimiste connaît les techniques d'analyse physico-chimiques (chromatographie, spectrométrie, etc.). Il ou elle aime les manipulations et maîtrise le fonctionnement de nombreux appareils de mesure utilisés en laboratoire ou en atelier de production.

Rigueur et adaptation

En plus des compétences techniques et scientifiques, rigueur, organisation et méthode sont les principales qualités des techniciens chimistes. Ils devront aussi avoir le sens des relations humaines et le goût du travail en équipe. Face à l'évolution technologique des outils de travail, on exige des techniciens chimistes une qualification de plus en plus élevée et de réelles capacités à s'adapter ainsi qu'à gérer le stress. Il leur faut en outre des connaissances en informatique et maîtriser l'anglais technique.

Vigilance

Le respect des procédures est essentiel pour le technicien ou la technicienne chimiste : il ou elle s'assure ainsi que la sécurité est optimale dans le laboratoire, l'atelier de production ou l'usine tout entière.

Où l'exercer ?

Une fonction multisectorielle

Le technicien ou la technicienne chimiste peut exercer dans l'industrie chimique, mais aussi dans les secteurs de l'énergie, de l'aéronautique, de l'agroalimentaire, de la pharmacie, etc. En chimie, on le/la retrouve dans la branche chimie lourde (ou de base) qui fabrique des produits de gros tonnage (sel, pétrole, calcaire), la chimie fine qui élabore des molécules complexes comme les principes actifs des médicaments, ou la parachimie (peintures, laques, résines). Il ou elle peut également devenir technicien ou technicienne de laboratoire dans la police scientifique ou exercer dans les laboratoires des universités.

Des conditions variables

En recherche et développement, le technicien ou la technicienne a souvent des horaires réguliers. En atelier, le travail peut se faire de jour comme de nuit; les industries entièrement automatisées fonctionnant 24 heures sur 24. Ce ou cette spécialiste peut être appelé à tout moment en cas de problème. De même, ses tâches et son niveau de responsabilité dépendent de la structure et de la taille de l'entreprise.

Un équipement adapté

À la paillasse, le technicien ou la technicienne chimiste doit respecter des règles de sécurité strictes et porter des EPI (équipements de protection individuelle) : blouse, gants, lunettes de protection... Il ou elle est en effet fréquemment exposé à des nuisances : hautes températures, dégagements chimiques, projections.

Emploi et secteur

De la demande

Placée au 5e rang mondial, l'industrie chimique française est le 2e producteur européen et l'un des premiers secteurs industriels de France. Elle recrute 15 000 personnes en CDI (contrat à durée indéterminée) chaque année (selon l'UIC, l'Union des industries chimiques) et s'implique fortement dans l'insertion des jeunes. Les techniciens et agents de maîtrise y occupent une place prépondérante : ils représentent 38 % des effectifs d'après le bilan annuel de l'UIC, sachant que c'est au niveau de la fabrication qu'il y a le plus de demandes.

Des bassins d'emploi

Le secteur de la chimie compte 3 230 entreprises présentes sur tout le territoire français mais concentrées en Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nord-Pas-de-Calais et Aquitaine (Observatoire des industries chimiques). On observe une régionalisation des spécialités (chimie en Rhône-Alpes, agroalimentaire en Bretagne et Pays de la Loire, etc.) qui oblige parfois à une certaine mobilité.

Des possibilités de promotion

Avec quelques années d'expérience, le technicien ou la technicienne chimiste peut devenir chef ou cheffe d'équipe, responsable d'atelier ou encore responsable qualité. Il ou elle peut aussi accéder à un poste d'ingénieur/e ou de technico-commercial/e, par exemple.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1930 euros brut par mois, hors primes.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.